Après un été caniculaire de luttes, septembre s’annonce tout aussi chaud !

La chaleur et la période estivale n’ont pas freiné les luttes pour les salaires, l’emploi et les services publics, bien au contraire. Cette période a pointé le fossé des inégalités entre ceux qui ont l’argent et les travailleurs.

Il n’y a pas d’obligation à ce que le quotidien vécu par le monde du travail soit synonyme de souffrance ! On travaille, on veut être payé et vivre dignement !
Les nombreuses luttes de ces dernières semaines démontrent que lorsque les travailleurs se mobilisent massivement, les cartes sont rebattues !

  • À Orange : mobilisation des salariés en juin et juillet pour dénoncer les conséquences des suppressions d’emplois et la dégradation du climat social.
  • À Néolog : mobilisation des salariés contre la suppression de 14 CDI et de nombreux intérimaires, à Webhelp : débrayage de 24h contre la tentative de la direction de refonder l’organisation du travail et réduire les droits.
  • À Lorient PPDC : après la grève de l’ensemble du personnel : 4 CDI, une position de travail supplémentaire, une prime de 400 €, sont gagnés.
  • À Ajaccio centre de tri : après 10 jours de grève : 4 CDD en CDI, le comblement de tous les postes Cedex et S3C, l’internalisation d’une ligne, le maintien des cycles de travail…
  • À Thuir, Pau, St Nazaire PPDC : juin est marqué par des actions pour l’emploi et les conditions de travail.
  • À Angers : après une première mobilisation au mois de juillet, les salariés du centre d’appels de Coriolis ont de nouveau débrayé pour exiger des augmentations de salaire et de meilleures conditions de travail.

Suite aux nombreuses mobilisations depuis plusieurs mois, le gouvernement a été contraint d’annoncer une augmentation de 4% des pensions sur les retraites du régime général.

Durant l’été, plus de 3000 salariés, du secteur des activités Postales et de Télécommunications, ont signé la pétition CGT qui propose 10 mesures urgentes pour les salaires et le pouvoir d’achat.

Partout dans le pays, depuis des mois, dans tous les secteurs, des luttes pour des augmentations de salaire, pour l’emploi, pour améliorer les conditions de travail, se déroulent et sont victorieuses.

Le 22 septembre, ce sont les salariés de la santé qui seront dans l’action pour l’accès aux soins et la défense de l’hôpital public.

Plus largement, ce sont l’ensemble des services publics qui sont la cible de la politique libérale depuis des décennies et qui ont conduit à leur dégradation. Qu’il s’agisse de l’éducation, des transports, de La Poste, du secteur des télécoms…, l’utilité et la nécessité des services publics en réponse aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire n’est plus à démontrer.

L’amélioration de la qualité de leurs missions et de leur déploiement sur tout le territoire doit devenir une priorité de l’état et des collectivités territoriales. Ce sont bien des services de proximité, avec du personnel en nombre, formé et bien payé, dont nous avons besoin. Parce que nous sommes tous des citoyens, usagers des services publics, nous sommes tous concernés par ces enjeux.

Il nous faut être convaincu que d’autres choix sont possibles par une autre répartition des richesses.

La CGT FAPT propose dès à présent aux salariés de se rassembler, d’échanger pour construire collectivement leurs revendications sur chaque lieu de travail et de décider de l’action.

Les mouvements sociaux en Europe ouvrent des perspectives.

En Espagne, les luttes nombreuses ont contraint le gouvernement à prendre des décisions pour sécuriser les travailleurs, leur famille et l’environnement avec la sécurisation des contrats, la gratuité des transports collectifs (métro, trains régionaux), la baisse de la TVA de 21% à 5.5%.

Le Royaume-Uni connaît actuellement le plus grand mouvement social de son histoire récente. Soutenu par la majorité de la population qui a du mal à finir le mois, les travailleurs de tous les secteurs ont annoncé reconduire la grève dès la semaine prochaine pour exiger des revalorisations salariales à hauteur de l’inflation. Dans ces luttes, on retrouve cheminots, télécommunicants, personnel d’aéroport, dockers, avocats, éboueurs, enseignants et des postiers !

Ces luttes sont un formidable espoir. Ce mouvement de grève discontinu mais important pourrait bien gagner des acquis. Les signaux sont là et la fébrilité des dirigeants le démontrent.

Alors pourquoi pas nous ? À l’image de ce qui se construit en Europe, faisons du 29 septembre la 1ère journée d’un grand mouvement social interprofessionnel. Construisons l’unité et débattons d’une multitude d’actions à organiser pour faire grandir le rapport de forces en faveur des travailleurs.

La communication anxiogène du gouvernement et des dirigeants d’entreprises a ses limites surtout quand elle consiste à dire que c’est encore à nous de fournir des efforts. Les travailleurs n’y arrivent plus ; les entreprises de notre secteur dégagent des chiffres d’affaires et des profits historiques. L’inflation approche les 6% et atteindra les 8 à 10% d’ici à la fin de l’année. Il faut anticiper et exiger la revalorisation de tous les salaires en conséquence.

584 milliards versés aux entreprises par le gouvernement depuis le covid ; 20 milliards pour les salariés tout est dit !

Le 29 septembre décidons de la mobilisation et exigeons :

✓ Un smic à 2000€ bruts,
✓ Une augmentation du point d’indice,
✓ L’augmentation automatique de toutes les grilles dans les branches,
✓ L’égalité professionnelle et salariale,
✓ Le 13ème mois
✓ La hausse des pensions des retraités,
✓ La sécurisation de l’emploi par le CDI
✓ Des recrutements massifs en CDI

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